Une semaine dans un village traditionnel chinois

Publié par Alexiane Jaubertie Magnette Loaiza le jeudi 04 mai 2017

Jouez et apprenez
à parler le chinois

Cours de chinois en ligne

La Chine est l’une de mes plus grandes passions depuis l’enfance, alors j’ai pris l’opportunité en venant en Chine, de parcourir cet immense territoire. J’ai fait des rencontres exceptionnelles. Même si mon chinois se résumait à me présenter lorsque j’ai fait mes premiers pas ici, j’ai eu la chance de rencontré Huang Meixiang qui se nomme Nathalie en français. Nous avons chacune la passion du pays de l’autre. Un mois après notre rencontre elle m’a invitée à venir chez elle dans un petit village aux abords de la ville de Laibin, dans la province du Guangxi, jamais je n’aurai pu imaginer passer des moments aussi intenses et authentiques au bout du monde !

Au mois d’octobre on a donc pris le train en direction du Guangxi, un train lent en classe plus qu’économique avec des planches en bois en tant qu’assise. Après plus de 20h de  route me voilà à Guilin, puis Yangshuo ou je passerai plus d’une semaine avant de reprendre le train pour Laibin et enfin me rendre chez mon amie.

Elle a beaucoup hésité avant de m’inviter chez elle. On s’est rencontrée à l’université des minorités ethniques de Wuhan. Elle est la première, toutes générations confondues, à quitter le village et se rendre en ville pour des études supérieures. Alors pendant longtemps elle n’a cessé de me dire que ce serait une fierté de me présenter à sa famille, car aucun étranger ne s’y est jamais rendu, ils n’en ont même jamais vu. Elle pourra leur montrer qu’elle parle français et travaille dur, mais aussi que j’apprends le chinois. Son père parle un peu le mandarin (« grâce » à la révolution culturelle) cependant sa mère ne parle que le dialecte local. Cela ne nous empecha pas de nouer des liens, ne jamais faire d’une langue une barrière.

Son hésitation fut due au fait que, même si en la voyant on ne s’en rend pas compte, elle vient d’un village très pauvre, l’eau courante et l’électricité n’y comptez pas ! Ils ont une fierté : leur maison, elle n’est pas finie, il n’y a ni portes ni fenêtres, ni même mobilier mais ça leur a pris des années à la construire : les économies d’une vie entière. Lors de ma visite j’ai eu la chance d’assister à un « événement » pour cette famille: l’achat de leur premier lit. Cela se résume à une planche de bois sur quatre pieds, mais jamais je n’ai vu autant de joie dans le regard de quelqu’un et j’eu l’honneur d’y dormir durant mon séjour chez eux.

Bien évidement j’ai rencontré toute la famille, le père, la mère, les cousins, tantes, oncles et villageois. J’ai participé à la vie de tous les jours. La cuisine, les champs, garder les poules, les fêtes, les danses …

Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’accueil, la gentillesse, le partage qui règnent en ces lieux, ils ne me connaissaient ni d’Eve ni d’Adam et pour autant je me suis sentie à la maison. Lorsque l’on a tout ça, le manque de confort ne se fait même plus sentir. J’ai participé aux soirées jeux de majong, préparé à manger avec sa maman, gardé les poules pendant 7 ou 8h …

Il y a un moment que je ne pourrai pas oublier : c’est lorsque ces enfants en rentrant de l’école m’ont vue, jamais ils n’avaient vu d’étranger ! Ils sont restés au loin à m’observer pendant environ une heure, jusqu’à ce que la petite fille au foulard rouge mène le groupe derrière la pile de gravas, prenant son courage à deux mains elle m’a tourné autour, observée de tous les côtés, touché les cheveux et joué avec. Je ne bougeais pas et ils ont commencé à jouer au loup autour de moi, l’une avec les yeux bandés. J’ai pu prendre une photo de la petite et là ce fût le regard le plus surpris que j’ai eu l’occasion de voir : jamais ces enfants n’avaient vu de portable, ni un appareil photo ce fût la découverte. Peu de temps après, un paysan passa par là en ayant eu vent de ce téléphone, puis un papa en scooter avait lui entendu parler de l’appareil photo. Il me demanda d’attendre et deux minutes plus tard il était revenu avec sa fille. Il me demanda de prendre une photo d’eux, la joie était immense sur leurs visages !

 

Un jour j’ai décidé d’aller explorer le village (très petit), je me suis habituée en Chine aux regards curieux, mais dans un lieu qui n’a jamais vu d’étranger, pas même sur une publicité c’est autre chose. J’ai eu la sensation d’être plongée aux milieu de mes cours d’histoire chinoise, au milieu de la Chine profonde.

J’ai trouvé ce temps très ressourçant, bien qu’avec du recul, cela m’a permis de voir encore plus les dégâts de la révolution culturelle, l’impact qu’elle eut et la différence entre la côte Est de la Chine, les grandes villes économiques et le cœur même de la Chine. La Chine est un très grand pays et les inégalités y sont nombreuses, ce pays regorge de merveilles historiques (celles qui n’ont pas été détruites) mais aussi d’un peuple généreux, qui est heureux de vivre et près à tout pour vous aider si vous prenez le temps de passer un peu de temps avec eux à la découverte de leur quotidien. Et, comme je pense que c’est très important, apprenez au moins quelques mots de chinois, vous ne le regretterez pas vu les sourires qui se dessineront sur les visages des personnes que vous allez rencontrer le long du chemin !

Envie de voyager grâce à ses photos ? Visitez le blog d'Alexiane !

 

Publié par Alexiane Jaubertie Magnette Loaiza

"vis chaque jour, apprécie chaque instant et aime au delà des mots"

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Une semaine dans un village traditionnel chinois

Publié par Alexiane Jaubertie Magnette Loaiza le jeudi 04 mai 2017

La Chine est l’une de mes plus grandes passions depuis l’enfance, alors j’ai pris l’opportunité en venant en Chine, de parcourir cet immense territoire. J’ai fait des rencontres exceptionnelles. Même si mon chinois se résumait à me présenter lorsque j’ai fait mes premiers pas ici, j’ai eu la chance de rencontré Huang Meixiang qui se nomme Nathalie en français. Nous avons chacune la passion du pays de l’autre. Un mois après notre rencontre elle m’a invitée à venir chez elle dans un petit village aux abords de la ville de Laibin, dans la province du Guangxi, jamais je n’aurai pu imaginer passer des moments aussi intenses et authentiques au bout du monde !

Au mois d’octobre on a donc pris le train en direction du Guangxi, un train lent en classe plus qu’économique avec des planches en bois en tant qu’assise. Après plus de 20h de  route me voilà à Guilin, puis Yangshuo ou je passerai plus d’une semaine avant de reprendre le train pour Laibin et enfin me rendre chez mon amie.

Elle a beaucoup hésité avant de m’inviter chez elle. On s’est rencontrée à l’université des minorités ethniques de Wuhan. Elle est la première, toutes générations confondues, à quitter le village et se rendre en ville pour des études supérieures. Alors pendant longtemps elle n’a cessé de me dire que ce serait une fierté de me présenter à sa famille, car aucun étranger ne s’y est jamais rendu, ils n’en ont même jamais vu. Elle pourra leur montrer qu’elle parle français et travaille dur, mais aussi que j’apprends le chinois. Son père parle un peu le mandarin (« grâce » à la révolution culturelle) cependant sa mère ne parle que le dialecte local. Cela ne nous empecha pas de nouer des liens, ne jamais faire d’une langue une barrière.

Son hésitation fut due au fait que, même si en la voyant on ne s’en rend pas compte, elle vient d’un village très pauvre, l’eau courante et l’électricité n’y comptez pas ! Ils ont une fierté : leur maison, elle n’est pas finie, il n’y a ni portes ni fenêtres, ni même mobilier mais ça leur a pris des années à la construire : les économies d’une vie entière. Lors de ma visite j’ai eu la chance d’assister à un « événement » pour cette famille: l’achat de leur premier lit. Cela se résume à une planche de bois sur quatre pieds, mais jamais je n’ai vu autant de joie dans le regard de quelqu’un et j’eu l’honneur d’y dormir durant mon séjour chez eux.

Bien évidement j’ai rencontré toute la famille, le père, la mère, les cousins, tantes, oncles et villageois. J’ai participé à la vie de tous les jours. La cuisine, les champs, garder les poules, les fêtes, les danses …

Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’accueil, la gentillesse, le partage qui règnent en ces lieux, ils ne me connaissaient ni d’Eve ni d’Adam et pour autant je me suis sentie à la maison. Lorsque l’on a tout ça, le manque de confort ne se fait même plus sentir. J’ai participé aux soirées jeux de majong, préparé à manger avec sa maman, gardé les poules pendant 7 ou 8h …

Il y a un moment que je ne pourrai pas oublier : c’est lorsque ces enfants en rentrant de l’école m’ont vue, jamais ils n’avaient vu d’étranger ! Ils sont restés au loin à m’observer pendant environ une heure, jusqu’à ce que la petite fille au foulard rouge mène le groupe derrière la pile de gravas, prenant son courage à deux mains elle m’a tourné autour, observée de tous les côtés, touché les cheveux et joué avec. Je ne bougeais pas et ils ont commencé à jouer au loup autour de moi, l’une avec les yeux bandés. J’ai pu prendre une photo de la petite et là ce fût le regard le plus surpris que j’ai eu l’occasion de voir : jamais ces enfants n’avaient vu de portable, ni un appareil photo ce fût la découverte. Peu de temps après, un paysan passa par là en ayant eu vent de ce téléphone, puis un papa en scooter avait lui entendu parler de l’appareil photo. Il me demanda d’attendre et deux minutes plus tard il était revenu avec sa fille. Il me demanda de prendre une photo d’eux, la joie était immense sur leurs visages !

 

Un jour j’ai décidé d’aller explorer le village (très petit), je me suis habituée en Chine aux regards curieux, mais dans un lieu qui n’a jamais vu d’étranger, pas même sur une publicité c’est autre chose. J’ai eu la sensation d’être plongée aux milieu de mes cours d’histoire chinoise, au milieu de la Chine profonde.

J’ai trouvé ce temps très ressourçant, bien qu’avec du recul, cela m’a permis de voir encore plus les dégâts de la révolution culturelle, l’impact qu’elle eut et la différence entre la côte Est de la Chine, les grandes villes économiques et le cœur même de la Chine. La Chine est un très grand pays et les inégalités y sont nombreuses, ce pays regorge de merveilles historiques (celles qui n’ont pas été détruites) mais aussi d’un peuple généreux, qui est heureux de vivre et près à tout pour vous aider si vous prenez le temps de passer un peu de temps avec eux à la découverte de leur quotidien. Et, comme je pense que c’est très important, apprenez au moins quelques mots de chinois, vous ne le regretterez pas vu les sourires qui se dessineront sur les visages des personnes que vous allez rencontrer le long du chemin !

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